Dictée du Rotary – 16 Mars 2019 – Article Journal Sud Ouest

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Article du journal Sud Ouest du 18 Mars 2019

dictée du rotary - 16 mars 2019
Les candidats ont planché au lycée Jean-Monnet. JONATHAN GUÉRIN

 

Le club organisait samedi sa dictée nationale. Saurez-vous déjouer les pièges ?

Samedi, une soixantaine de personnes avait rendez-vous au lycée Jean-Monnet. Tous étaient volontaires pour un exercice qui rappelle des mauvais souvenirs : une dictée. Il s’agit d’un événement national organisé par le Rotary. Pour cette troisième édition, le texte a été confié à un spécialiste de la langue française : Jean-Pierre Colignon, correcteur au journal « Le Monde ».

Plusieurs niveaux de difficulté ont été intégrés : pour les moins de 12 ans, pour les 12 à 18 ans, et enfin pour les adultes.

« Sud Ouest » vous propose de vous confronter aux pièges de cette dictée. La voici ci-dessous. À vous de jouer !

On devrait organiser des cours techniques de bons usages au sujet des cadeaux que l’on s’échange entre parents et amis à Noël, pour la Saint-Nicolas, ou pour chaque anniversaire…(Fin pour les plus jeunes.)

Si l’on s’enquiert généralement des souhaits des plus jeunes, y compris des tout-petits, la plupart des personnes, faute de s’être renseignées, semblent n’avoir aucune idée de ce que désirent les adultes. Alors, ou bien l’on se rabat sur les objets à la mode, du dernier cri, ou bien l’on opte pour des choses qu’en toute bonne foi on juge utiles, indispensables, essentielles. Un grand classique, à destination des hommes, demeure la cravate, qu’elle soit à fines rayures orange ou qu’elle arbore la tête malicieuse d’un chihuahua ébouriffé. (Fin pour les cadets et juniors.)

Quand bien même s’agirait-il d’une quatre-vingt-douzième cravate en quelque dix ans, on se doit de manifester avec l’entrain et l’alacrité des boute-en-train, soit oralement, soit par écrit, selon le cas, ses vifs remerciements. Par lettre, à distance, l’heureux destinataire, dût-il se contraindre, peut même se permettre d’assurer que la cravate reçue est exactement ce dont il avait un besoin urgent pour que sa vie atteigne la béatitude. Tartuferie, hypocrisie, momerie ?… Que nenni ! Seulement le plus élémentaire des savoir-vivre, l’entregent le plus accort, que plus d’un, dans la vie, devrait dûment et continûment manifester à l’égard d’autrui.

D’ailleurs, la gratitude ainsi exprimée n’est pas insincère, car les cravates offertes, finalement, n’ont pas été inutiles ! Beaucoup s’en sont servis comme éléments d’épouvantails afin d’effrayer moineaux trop goinfres, mésanges jamais rassasiées et bisets effrontés ; ou bien pour rafistoler les manches brisés de balais-brosses vermoulus…

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